Réussir l'insertion professionnelle

Notre école traverse une profonde crise de confiance :

  • Les élèves français sont parmi les plus anxieux de l’OCDE.
  • Les parents éprouvent parfois de la défiance face à un système qu’ils méconnaissent et qui ne joue plus son rôle d’ascenseur social.
  • 80% des professeurs des écoles sont fiers d’exercer ce métier, mais 71% se déclarent impuissants. Au collège et au lycée, seuls 6 enseignants sur 10 se déclarent « bien ou très bien préparés » alors qu’ils sont 9 sur 10, en moyenne dans les autres pays.

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Objectif 4 : Garantir à chaque jeune Français une insertion professionnelle réussie.

Aujourd’hui : le taux de chômage varie presque du simple au double selon que le bac professionnel a été obtenu en apprentissage ou non. Alors que l'apprentissage favorise la réussite aux examens, et l'intégration sur le marché du travail, moins d'un lycéen professionnel sur 5 obtient son diplôme en apprentissage.

Demain : développer l'alternance et l'apprentissage afin de lutter contre le chômage endémique qui frappe les moins de 25 ans. Le développement de l'alternance devra s’accompagner de dispositifs ambitieux de suivi et d’accompagnement.

Nous ferons un effort massif pour l'apprentissage. Nous développerons les périodes de pré-apprentissage, et les filières en alternance dans tous les lycées professionnels. Nous impliquerons pleinement les branches professionnelles dans la définition des programmes et l'organisation des formations.

Objectif 5 : Mieux accompagner les enseignants : dès leur entrée dans le métier et durant l’ensemble de leur carrière.

Aujourd’hui : les enseignants se sentent insuffisamment préparés, débutent souvent dans des établissements ou des conditions difficiles et souffrent d’un manque de confiance comme de reconnaissance.

Demain : les enseignants débuteront dans de meilleures conditions et seront mieux formés, car ce sont là les conditions nécessaires à plus grande réussite de tous les élèves.

Nous n’affecterons plus aucun professeur (hors choix motivé) en zone prioritaire pendant ses 3 premières années d’enseignement.

Les jeunes enseignants sont sur-représentés dans l’éducation prioritaire, et cela a même augmenté ces dernières années. Comment accepter que les enseignants les moins expérimentés soient chargés de faire réussir les élèves qui rencontrent les plus grandes difficultés ?

Nous reconnaîtrons mieux l’engagement et la contribution des enseignants exerçant en REP+ (zones prioritaires).

Il n’est plus acceptable que les territoires où la difficulté sociale et scolaire se concentre soient confrontés chaque année à l’impossibilité de recruter des enseignants : parce qu’il faut reconnaître cette difficulté et y répondre, les enseignants, du premier et du second degré, qui exercent en REP+ seront mieux accompagnés et recevront une prime annuelle supplémentaire de 3 000€ nets.